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Les invités des Palabres

Les invités des Palabres :

Mardi 9 décembre 2014 dans les salons de la l’Ambassade de la République de Croatie, séance consacrée à la traduction en France de la poésie centre-européenne

Mardi 17 mars 2015 : rencontre avec Krisztina Toth, romancière hongroise.

Les Invités des Palabres

Lundi 7 octobre à 18h au Centre Malesherbes, salle 405

Rencontre avec l’écrivain hongrois Gábor Schein,
autour de la parution en français de son roman
Lazare !
traduit du hongrois par Clara Royer et publié aux éditions Petra
et de la sortie du livre
Mémoire(s) des lieux dans la prose centre-européenne après 1989,
Malgorzata Smorag-Goldberg, Marek Tomaszewski (dir.),
Lausanne, Noir sur Blanc, 2013.

Université Paris-Sorbonne
Centre Malesherbes
108 bd Malesherbes, 75017 Paris
Métro Malesherbes

  • Gábor Schein, Lazare !, traduit du hongrois par Clara Royer, Paris, éd. Petra, 2013.

"Il n’y a plus rien, sinon le temps devenu vacuité entre nous. Et je veux quand même un corps, je veux raconter ton corps.
Lettre au père qui vient de mourir, "Lazare !" est aussi la trahison d’un fils qui brave le silence de quatre générations d’une famille juive de Hongrie.

Gábor Schein, l’auteur, né en 1969, est poète et romancier. Il traduit en hongrois la poésie de Rainer Maria Rilke, Paul Celan et Ingeborg Bachmann. "Lazare !" est son deuxième roman. Couronné par le prestigieux Prix Milan Füst en Hongrie, il a été traduit en allemand, anglais, et bulgare.

  • Mémoire(s) des lieux dans la prose centre-européenne après 1989, Malgorzata Smorag-Goldberg & Marek Tomaszewski (dir.), Lausanne, Noir sur Blanc, 2013.

En Europe centrale, la génération d’écrivains apparue après 1989 s’est singularisée par son attention aux lieux, donnant naissance à ce que l’on pourrait appeler une géopoétique. Faire parler le territoire, fouiller ses béances, relever ses cicatrices, ses verrues monstrueuses, ses jardins délaissés, jusqu’à constater que les paysages, symboliquement ou non, sont toujours des champs de bataille. Pour ces écrivains « scrutateurs » et archéologues, il s’agit en effet de redonner vie, parole et mémoire à des lieux qui ont été occultés ou manipulés dans les mythologies nationales puis revisités par les politiques culturelles officielles après 1945.

Le mur de Berlin a entraîné dans sa chute nombre de barrières mentales ou idéologiques dont la soudaine disparition a permis l’ouverture de chantiers consacrés à des sujets sinon tabous, du moins peu étudiés et discutés jusqu’alors par la société civile. Stasiuk, Andrukhovych, Huelle, Kertész, Kratochvil, Esterhàzy, pour n’en citer que quelques-uns, ont fait surgir leurs récits des ruines et des enfouissements. Leur littérature s’emploie à substituer aux idéologies fondées sur l’évacuation et la falsification des faits une réalité vécue et qui accueille la complexité.

Małgorzata Smorąg-Goldberg, née à Wrocław (Pologne), est traductrice, critique littéraire et spécialiste des littératures d’Europe centrale (notamment de l’œuvre de Gombrowicz).

Marek Tomaszewski, professeur des universités (INALCO), a dirigé un ouvrage collectif : Pologne singulière et plurielle (PUL, 1993). Il est l’auteur d’Écrire la nature au XXe siècle : les romanciers polonais des confins, Septentrion, 2006.

Cycle de soirées d’auteurs lancé par le CIRCE

Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes

Coordination : Malgorzata Smorag-Goldberg

Renseignements : Aurelie.Rouget-Garma, tel : 01 43 18 41 93

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Les invités des Palabres

Rencontre avec trois écrivains,

amis des Palabres,

le mardi 2 octobre 2012 à 19h

à l’Institut hongrois

92, rue Bonaparte, 75006 Paris, tél : 01 43 26 06 44

Séance animée par Jean-François Laplénie

  • Gilles Rozier, D’un pays sans amour, Paris, Grasset, 2011.

« Je suis née dans un royaume juif, une ville où durant toute une vie vous pouviez ne parler que cette langue surgie un millénaire avant sur les rives du Rhin et qui était comme chez elle au bord de la Vistule. »

Ainsi parlait Sulamita, une vieille dame digne, une mémoire vivante, qui a vécu dans sa chair le monde englouti mittel-européen, qui de Moscou à Bucarest, de Varsovie à Lvov, chantait, vibrait, mentait, respirait le yiddish. Pierre, un jeune homme d’abord froid puis passionné, se prend d’amitié pour Sulamita, recluse en son palais romain. Il l’interroge sur le destin de trois poètes, étoiles filantes qui se croisent dans le ciel étoilé de Varsovie en 1922 : Peretz Markish, Uri-Zvi Grinberg, Melek Ravitsch. Des noms qui ne vous disent rien ? Quelle importance ? L’un émigra en Palestine en 1923, l’autre rejoignit les communistes soviétiques en 1926, le troisième voyagea de Mandchourie à Mexico, avant de se fixer à Montréal. Ils eurent vingt ans, des maîtresses, une gloire de révoltés de la langue, une rage de vivre qui se brisa contre la catastrophe sans équivalent aucun où le Yiddishland disparut, terres et livres, corps et âmes. Pas vraiment, l’âme : elle est là, dans ces pages infusées d’histoires et de cris, d’anecdotes et de poèmes, dans ce roman d’amour fou qui caracole sur la ligne de crête des empires incendiés, l’Autriche-Hongrie, le IIIème Reich, la vieille Europe. « Mère, nous arrivons d’un pays sans amour, un pays où Dieu est absent, Déluge en tête et crépuscule dans le sang. »

  • Luba Jurgenson, Trois contes allemands, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2012.

« Eh oui, la langue a le pouvoir de raconter à notre place notre passé, sans nul doute, mais je crains qu’elle n’ait aussi cette emprise sur notre futur, c’est pourquoi il convient de bien choisir la sienne. En vouant mes filles à l’anglais, je partais de l’idée que les derniers cataclysmes vécus dans cette langue remontaient à la peste de Londres. (Ce sont peut-être mes lacunes en histoire qui me font dire cela, mais le fait même que ces lacunes puissent exister prouve que j’ai raison. Qui, de nos jours, en parlant des catastrophes ayant secoué l’Allemagne, penserait en premier lieu à la guerre de Trente ans ?). En leur racontant mon histoire en anglais, je l’arrangeais de façon qu’elle entre dans le nouvel emballage. A présent, l’allemand suintait à travers les syllabes lisses que j’avais forgées... » Voici trois temps forts de l’Histoire qui nous entraînent du fond de la Poméranie de 1913 jusqu’au Berlin de 1933, puis du New York des années 50 au Nuremberg de 1946, en passant par le Saint-Pétersbourg de 1880 et le Moscou des années 90. Trois drames de la judéité qui se jouent sur la scène intime des mots, des noms et des accents refoulés.

  • Clara Royer, Csillag, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2011.

« Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère. » S’il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c’est qu’elle est juive. Jusqu’au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d’une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines ? Le désarroi de la jeune femme est d’autant plus fort que Marie, frappée d’Alzheimer, ne peut plus s’expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l’enquête à la place de Côme. Une imposture qu’elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.

Cycle de soirées d’auteurs lancé par le CIRCE
Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes
Université Paris-Sorbonne

Organisation et renseignements : Aurélie Rouget-Garma, Université Paris-Sorbonne et CIRCE, Aurelie.Rouget-Garma@paris-sorbonne.fr

Programmation et coordination : Malgorzata Smorag-Goldberg, Université Paris-Sorbonne et CIRCE, maougocha@usa.net

Centre universitaire Malesherbes, 108 bd Malesherbes, 75850 Paris Cedex 17, tél : 01 43 18 41 93

Soirées précédentes :

Les Invités des Palabres Mercredi 1er février 2012 à 18h - Rencontre avec Léonid Guirchovitch

à l’occasion de la parution de Schubert à Kiev
(traduit du russe par Luba Jurgenson, Lagrasse (Aude), Verdier, coll. « Poustiaki », 2012).
Séance animée par Luba Jurgenson, sa traductrice et éditrice.
Centre Malesherbes, amphi 117
108 bd Malesherbes, Paris 17e, métro Malesherbes

Schubert à Kiev aborde un thème qui, dans les lettres russes contemporaines, est toujours frappé de tabou : la collaboration avec l’occupant nazi d’une partie de la population soviétique.
L’action débute au printemps 1942. Les espoirs que les nationalistes ukrainiens avaient placés dans le Reich ont fait long feu. L’éphémère indépendance de leur pays a laissé place à un régime de terreur. Tous les Juifs de la ville ont été massacrés à Babi Yar, à l’exception de ceux qui se cachent ou qui ignorent leur origine. Valentina Maleïeva, pianiste de l’opéra, qui élève seule sa fille Pania, fait l’objet d’un chantage de la part du metteur en scène : ayant découvert l’identité « mortellement dangereuse » du père de la jeune fille, une beauté de dix-huit ans, il tente de contraindre la mère à une liaison à trois.
C’est l’opéra – la musique – qui constitue l’épicentre de l’action romanesque, et apparaît comme le révélateur d’une époque et d’un tournant historique. En effet, les destinées humaines, particulièrement poignantes dans ce texte, ne sont pas l’unique enjeu du livre : il s’agit aussi de mettre en lumière l’écroulement de la culture romantique dont le nazisme représente la dernière étape et Schubert le symptôme par excellence.
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  • Jeudi 17 novembre 2011 : THÉÂTRE | VERNISSAGE-LECTURE-RENCONTRE Pauvre de Moi, La Chienne et Son Nouveau Mec de Michal Walczak
  • 29 mai 2010 : "De l’histoire à la fiction" : table ronde organisée à l’initiative de l’Institut polonais dans le cadre des Invités des Palabres suite au débat suscité par le livre de Yannick Heanel autour du témoignage de Jan Karski

Avec comme invité d’honneur Yannick HAENEL, auteur de "Jan Karski" (Prix du Roman Fnac et prix Interallié) et en présence de : Philippe Mesnard (Collège international de Philosophie), Jean-Yves Potel, (politologue, essayiste), Alexandre Prstojevic (maître de conférences à l’INALCO et à l’EHESS), Malgorzata Smorag-Goldberg, (maître de conférences à Paris IV Sorbonne, modératrice du débat).

  • 9 mars 2010 : Michal AJVAZ
  • 05 mai 2010 : la Shoah en Europe du Centre-Est - état des lieux

Soirée-débat consacrée à « La Shoah à l’Est » réunira quatre auteurs qui publient, en un tir groupé, des ouvrages faisant le point sur les documents d’archives que l’on édite ou réédite, les chantiers de recherche que l’on lance et les débats publics qui s’ouvrent (ou ne s’ouvrent pas) sur cette question en Europe Centrale

Nous accueillerons pour présenter leurs ouvrages : Alexandra Laignel-Lavastine, Jean-Yves Pottel, Jean-Charles Szurek et Annette Wieviorka.

La table ronde sera animée par Delphine Bechtel, Luba Jurgenson et Malgorzata Smorag-Goldberg.

  • 17 mars 2008 :Paweł HUELLE

Paweł Huelle, invité special du Salon du livre, a été l’invité des Palabres pendant une rencontre organisée au Centre Malesherbes de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Elle a réuni une cinquantaine de personnes qui ont dialogué avec l’écrivain, la soirée s’est achevée par un verre d’amitié au cours duquel un contact plus informel a pu s’établir.

  • 14 Novembre 2008 : Hanna KRALL et Mariusz SZCZYGIEŁ

Hanna Krall, n ée à Varsovie en 1938, est à l’origine journaliste, spécialisée dans le reportage décrivant la vie quotidienne des gens ordinaires. En 1977 parait son livre le plus connu : Arriver avant le bon Dieu, une transcription subjective des conversations avec Marek Edelman, le dernier dirigeant survivant du soulèvement du ghetto de Varsovie. Journaliste jusqu’en 1981, puis scénariste, notamment pour Krzysztof Kieslowski, elle a d’abord été interdite de publication dans son pays, avant d’être traduite dans une quinzaine de langues. Elle appartient à cette école polonaise de reportage littéraire dont Ryszard Kapuscinski est le chef de fil. Plusieurs de ses livres sont disponibles en français.

  • 16 décembre 2008 : Adam ZAGAJEWSKI

Rencontre organisée par l’Institut Polonais de Paris et l’UFR d’Etudes slaves, dans le cadre du festival Le Tour de France des écrivains européens (septembre/décembre 2008). Dans le cadre de la Saison culturelle européenne (1er juillet - 31 décembre 2008) Culturesfrance et la Maison des écrivains et de la littérature.

Coordination : Malgorzata Smorag-Goldberg, UFR d’Etudes slaves et CIRCE

Organisation et renseignements : Aurélie Rouget-Garma, UFR d’Etudes slaves et CIRCE

Crédits photographiques : P. Huelle (photo Elzbieta Lempp).

Centre Universitaire Malesherbes

108 boulevard Malesherbes, 75850 PARIS Cedex 17

Tél : 01 43 18 41 93. Télécopie : 01 43 18 41 46